catherine koenig
mercredi, 27 juillet, 2022
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Cycle : itinéraires de femmes artistes

Itinéraires de femmes peintres au XVIe et XVIIe

Sofonisba Anguissola, Artemisia Gentilleschi, Judith Leyster, Louise Moillon

Quelle soit la Vierge Marie, Vénus, Lucrèce, Minerve, Hélène, une reine, une bourgeoise, une paysanne ou une servante, la femme est partout dans la peinture à l’époque classique. Mais lui a-t-il été possible de devenir peintre elle-même? Comment peut-on être une femme peintre au XVIe et XVIIe siècle? Entrer en apprentissage, être admis à la guilde de St Luc, ouvrir un atelier et répondre à des commandes, vendre leurs œuvres, leur étaient quasiment interdit. Pourtant, elles sont plus nombreuses qu’on ne le pense, et leur destin est hors du commun. Sofonisba Anguissola, Artemisia Gentileschi, Judith Leyster, Louise Moillon sont de grands peintres, longtemps ignorées dans l’historiographie.

Artemisia Gentileschi. Autoportrait. H/T. 1638. Collection Windsor

 

Itinéraires de femmes académiciennes au XVIIIe

 Madeleine Boullogne, Rosalba Carriera, Elisabeth Vigée Lebrun, Marie Benoist 

Le siècle des Lumières fut un siècle féministe où de nombreuses femmes de lettres écrivirent des ouvrages savants, tinrent des salons d’où germèrent les ferments de la Révolution Française, devinrent philosophes, mathématiciennes, intellectuelles de haut rang. Les femmes peintres n’étaient pas issues de la haute société. Rosalba Carriera, vénitienne de modeste extraction a été la portraitiste la plus recherchée sous la Régence.

Elisabeth Vigée, fille de peintre a réussi quant à elle, a développer une carrière de peintre autonome de son mari volage. Amie de la reine Marie Antoinette, elle a laissé d’elle de magnifiques portraits où pointe la femme derrière la reine. En exil pendant la Révolution, elle fait le lien avec Marie Benoist qui connut son heure de gloire sous Napoléon.

Elisabeth Vigée-Lebrun. Autoportrait. H/T. 1790. Musée des Offices, Florence

 

Itinéraires de femmes artistes au XIXe siècle

Rosa Bonheur, Berthe Morisot, Mary Cassatt

Au XIXe siècle, la femme est devenue une éternelle mineure, sous la coupe de son père puis de son mari. Son seul rôle est désormais la procréation à travers un mariage indissoluble. Mère et épouse, fidèle et modeste, ornement de la maison, tel est son rôle dans la société.

Pourtant, certaines femmes de caractère arrivent à résister aux injonctions sociales et à construire une carrière de peintre. Rosa Bonheur a eu l’autorisation de porter les pantalons pour peindre les chevaux et les animaux de traits. Berthe Morisot a réussi à devenir peintre au milieu des Impressionnistes et influencer profondément Manet et Monet. Mary Cassatt a peint comme nul autre peintre les enfants et leur mère, avant de créer des lithographies aux audacieuses compositions.

Berthe Morisot. La rade de Lorient. H/T. 1869. National Gallery, Washington