catherine koenig
mercredi, 27 juillet, 2022
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cycle : identité et altérité au XVIIe Siècle

Pierre Paul Rubens, Le peintre ambassadeur

A la tête d’un grand atelier, Rubens a été le maître des compositions raffinées où le mouvement des corps  s’accompagne d’un coloris vibrant. Proche des souverains des Pays-Bas, il obtient la possibilité de peindre pour d’autres souverains en Europe. Il s’en suit une grande activité de diplomate et d’ambassadeur grâce à laquelle il voyage en Espagne, à la cour de Philippe III, en Italie, à la cour des Gonzague, à Gênes, à Rome, en Angleterre.

A Anvers, il fait construire un palais, la Rubenshuys qui deviendra un grand centre de production des gravures qu’il fait réaliser pour diffuser ses nouvelles compositions baroques. Ses œuvres ont profondément marqué la peinture de la Contre-Réforme et ont imprégné le développement de la peinture baroque fait de courbes et d’arabesques.

 

Diego Velázquez, Le roi des peintres

Dans l’Espagne du XVIIe Siècle, Velázquez est le peintre officiel du roi Philippe IV. Admirateur et disciple de Rubens, il aura la chance de l’accompagner en Italie pour acquérir des œuvres d’art pour les collections du roi d’Espagne. Malgré ses lourdes charges administratives et diplomatiques, il réussit à se glisser dans son atelier où il explore les possibilités de synthèse entre l’art italien et l’art flamand. En marge de ses portraits officiels, « Les Ménines » oeuvre réalisée à la fin de sa vie, recèle en son cœur une mise en abîme de l’espace illusionniste d’une fascinante complexité.

 

Rembrandt Van Rijn, De l’ombre à la lumière

Peintre Hollandais Rembrandt est fils de meunier. Il arrivera à s’élever dans la société hollandaise grâce à son art avant de chuter à la fin de sa vie. Il traduit dans son œuvre la nouvelle société hollandaise, fruit de la toute jeune République libérée de joug espagnol. C’est là, dans le quartier juif d’Amsterdam qu’il saisit la subtile complexité des groupes humains dans La ronde de nuit ou le syndic des Drapiers. Mais Rembrandt va aussi savoir se projeter dans et sur la toile comme personne avant lui n’avait osé le faire. Il peint de nombreux autoportraits tous plus saisissants les uns que les autres observant scrupuleusement le temps et ses ravages. Ici, comme le souligne Albert Châtelet, de façon tout baroque, l’individuel est haussé à la dimension de l’histoire, mais sans drames, comme une méditation mélancolique.